Archives Mensuelles: janvier 2010

Le roi: Pourquoi ? Pour qui ? Pour quand?

Nous sommes relativement nombreux  à penser que nos institutions sont à bout de souffle et qu’elles ne répondent plus aux attentes des français.
Certains voudraient un énième toilettage de la Ve république (qui n’est plus que l’ombre d’elle-même). D’autres comme Jack Lang, voudrait une VIe république, ressemblant étrangement à la IVe , comme quoi nos hommes politiques, ne sont guère innovants.
Une toute petite minorité, semble penser qu’il faut changer totalement de régime; les royalistes sont de ceux-là.

Pourquoi le roi ? Est-ce pour retrouver des privilèges perdus, se "faire une carrière" ?

Pour ma part, je désire le roi, parce que c’est ce qui arriverait de mieux à la France.

Le chef de l’État actuel, issu d’un parti ne représente que la moitié de nos concitoyens et encore. Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy, cela s’est même aggravé, puisqu’il n’est pas rare, de voir ce dernier, venir soutenir ses troupes lors des élections, donner ses consignes au parti. D’ailleurs plusieurs ténors de l’UMP (xavier Bertrand, Patrick Devedjian), ne le cachent même pas. Pour eux, le vrai patron du parti, c’est notre "hyer-président".

Je désire le roi, car ne détenant pas son pouvoir de l’élection, il est plus à même d’être impartial et de représenter TOUS les français.

L’hérédité, confère au roi un lien qui le lie avec le pays tout entier, en particulier avec son histoire. Le roi, hérite de ses aïeux et laisse à ses descendants une nation, dont il partage les heurs et malheurs.

Je désire le roi, car il représente un régime incarné par une famille, dont toutes les autres familles, se sentent proches. Comme me l’a dit un jour un psychanalyste, depuis la mort de Louis XVI, non seulement le pays n’a plus de tête, mais il est aussi émasculé. On a tué le père.

Si j’osais, je dirais même, que depuis la mort du roi (donc du père), nous en voyons les conséquences, dans l’absence et la dénégation du rôle du père dans notre société et par voie de conséquence, sa désagrégation.

Je désire le roi, parce qu’en tant que catholique (pardon pour ceux qui ne le sont pas), c’est le régime, qui correspond le mieux à des êtres,  blessés par le péché originel. Le pape Pie VI, ne l’a-t-il pas dit devant les cardinaux, peu de jours après l’exécution de Louis XVI, lorsqu’il affirme que la monarchie est le meilleur des gouvernements ?

Cela ne veut pas dire que si la royauté était rétablie, ce serait le gouvernement des prêtres, ou théocratie; cela n’a jamais été le cas.

Même si le roi doit être catholique, par souci de se rattacher à l’histoire de notre nation, qui est née, qu’on le veuille ou non, dans un baptistère, à Reims en 496; il serait le roi de tous les français, croyants ou non, catholiques ou non. Louis XVI, sacré, n’a-t-il pas donné les mêmes droits aux juifs et aux protestants, qu’aux catholiques ?

La Charte de 1814, tout en reconnaissant la religion catholique, comme celle de l’État, reconnait les autres cultes. Comment en serait-il autrement, aujourd’hui ?

Je désire le roi, parce que j’ai un besoin vital de justice et que je ne la trouve pas incarnée par notre régime actuel. Le roi est juste par essence (l’imaginaire en à gardé une trace dans l’image de St Louis, rendant la justice sous un chêne). Il est juste, car il n’est pas lié à des lobbies et des groupes de pression, qui par le clientélisme et la démagogie, assurent l’élection ou la ré-élection de nos politiciens.

Pour qui le roi ? Alors que notre régime, divise les français, les uns contre les autres: riches contre pauvres, salariés du privé contre ceux du public, syndicats contre patronat, vieux contre jeunes, personnes issues de l’immigration contre "français de souche", etc… le roi, parce qu’il est le père du royaume, unifie par sa personne, sans uniformiser, tous ses sujets.

Les différences peuvent exister sans menacer l’unité du pays. Nous en avons des exemples autour de nous. Que serait la Belgique et l’Espagne, sans le roi ?

Pour quand, le roi ? Cela nul ne le sait, sinon le Providence, si j’osais, je dirais avec notre ami Catonéo de RA, qu’elle est aux abonnés absents, mais nous pouvons l’aider par les moyens qui sont à notre disposition.

Pour les uns, ce sera la prière, je dirais que c’est la principale action, d’où dépendent toutes les autres. Pour d’autres, ce sera du" tractage", animer un blog ou un site, participer à des fora, des revues, s’engager dans un mouvement.
Les royalistes qui proviennent du "maurrassisme", ont un certain mépris pour tout ce qui n’est pas "politique d’abord"…c’est dommage !

La réflexion et la prière doivent précéder l’action, mais avant tout, il faut préparer le retour du roi, par notre transformation intérieure.
Je crois, mais ce n’est qu’une opinion, que si le roi tarde tant à venir, c’est que nous n’en sommes pas encore dignes.

A ce titre, j’aimerais vous partager la réponse d’un ami, moine bénédictin de son état, à qui j’avais envoyé mon billet sur: "Pourquoi, je suis providentialiste?" Il va sans dire, qu’il est royaliste et est proche de la position que défend ce blog.

Voici sa réponse:

j’ai bien apprécié ton billet (spécialement sur le Comte de Chambord qui brouille les cartes, peut-être pas sans raison, voir plus loin ma remarque sur la racine théologique) : qui fera la différence entre tous les arguments ? Et si encore en plus on interroge les survivantistes ? On n’en sort plus. Et après une telle interruption et une telle dégradation des esprits, il faut vraiment tout refonder. Donc nous attendons le nouvel Hugues Capet, celui qui vraiment aimera cette terre de France, son histoire, sa vocation divine, sa grâce particulière. Hier, un groupe de fidèles avait demandé la messe pour Louis XVI. Ce que nous avons fait. Mais, avant de refonder cette royauté, il faut bien reconnaître, où se situe le mal : il est en chacun d’entre nous, en tout homme, qui se révolte un tant soit peu contre cette dépendance de créature vis-à-vis du créateur, qui s’érige face au créateur. C’est tout le drame du péché originel. Nous sommes tous des régicides, des déicides, par nos révoltes contre les droits de Dieu. Si nous n’acceptons pas une loi qui prime toute loi humaine, alors nulle royauté de droit divin ne peut fonctionner. Ou ce sera une royauté constitutionnelle fantoche comme en Belgique ou ailleurs, où la "démocratie" impose des lois qui vont contre les droits de Dieu, ou on verse dans la dictature, et on sait où cela mène : négation des droits de l’individu.
Au sujet de la royauté, il est intéressant de relire les deux récits différents sur la fondation de la royauté en Israël : l’une d’entre elle souligne que si les Hébreux voulaient une royauté pour ressembler à leurs voisins, c’était aussi pour secouer le joug de Dieu. C’est toujours le vieux problème du P.O. A ce sujet, il y a un numéro intéressant dans le catéchisme de l’Eglise catholique sur P.O. et politique : n° 407, spécialement les dernières lignes de ce n°.
Le grand péché originel depuis la Révolution française (mais qui a ses origines dans les Lumières et même avant), c’est de revendiquer un homme autonome… l’erreur de l’homme moderne de la Révolution française à nos jours, c’est justement cela : l’homme autonome (spécialement vis-à-vis de Dieu).Dans tous les domaines de la culture : sociale, politique, artistique, culturelle…

On ne va pas revenir sur le comportement du comte de Chambord, refusant la couronne, que le pays lui offrait. Il existe plusieurs hypothèses, dont l’affaire du drapeau blanc, n’a été que le paravent. Celle qui correspond le mieux, avec ce que vient de dire mon ami-moine, c’est que le prince, ne voulait pas devenir le roi de la révolution.
N’a-t-il pas dit: " Pour que je revienne en France, il faut que Dieu y règne en maître" ?

A ce compte-là, on va pouvoir attendre, car depuis 1883, la situation ne s’est guère améliorée; elle a même empiré, par une déchristianisation et un relativisme,  toujours grandissant.

Je vais arrêter là, avec le comte de Chambord, car on lui a fait dire tellement de choses, tout et son contraire, qu’on ne sait plus très bien, ce qui est de l’ordre de la vérité ou du fantasme.

En conclusion, si nous voulons que le roi, vienne au plus tôt, cela ne dépend que de nous; sanctifions-nous, retrouvons notre place de créature, attendant tout de Dieu (mais en se retroussant les manches, quand même), ou selon la belle formule de St Anselme ? :"Agir comme si tout dépendait de nous, prier comme si tout dépendait de Dieu"…et en récompense, il nous sera donné.

Big brother nous surveille

Souriez vous êtes filmés…ou plutôt vous êtes "fliqués". En effet, le "Salon Beige", nous apprend que le "MRAP" (un des nombreux nouveaux comités de salut public, avec "la Halde", "la Licra", dont la ripoublique, nous gratifie généreusement), a effectué une enquête sur la "blogosphère".
J’y ai reconnu quelques confrères.

Votre serviteur, n’y est pas encore, mais nul doute que dans une prochaine édition, il y sera.

Vous êtes-vous reconnus ?

rapport-MRAP2009

Pendus, parce que royalistes

Hier dans l’indifférence quasi  générale, ont été pendus, deux opposants iraniens  au régime des Mollahs.

Leur crime ? Être "ennemis de Dieu". Plus exactement, ils appartenaient à un mouvement royaliste.

Mohammad Ali Reza Zammani et Aresh Rahmanipour, tel était leur nom.

Deux blogs royalistes ( à ma connaissance) en ont parlé:

La" Charte de Fontevrault" et le" Rassemblement Démocrate pour la Monarchie".

Comme le fait remarquer le RDPLM, le monarchisme, serait-il un crime, non seulement pour les autorités iraniennes, mais aussi pour nos médias occidentaux pourtant si enclins à se mobiliser lorsque les fameux droits de l’homme sont bafoués de par le monde?

C’est ce qu’il faut sans doute croire, devant le silence assourdissant, qui a entouré ces exécutions .

Le dessin du jour

Nous sommes vendredi et à la veille du "ouikend", alors j’aimerais vous parler de l’Éducation Nationale et des problèmes de civilité, qu’on y rencontre de plus en plus.

Comme nous sommes dans une société d’images, je vais laisser "Chard", caricaturiste, nous le démontrer :

Où l’on reparle de la messe pour Louis XVI

Chers ami(e)s lecteurs(trices), le 21 janvier dernier, SAR, le prince Jean d’Orléans, duc de Vendôme, assistait à la messe, célébrée en mémoire du roi Louis XVI, à Marseille (il était en déplacement cette année, à l’occasion de la sortie de son livre: "Un prince français"), en l’église des Réformés.

Un lecteur, m’a envoyé un lien, pour écouter l’homélie du prêtre, le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine ( prêtre diocésain) , qu’il a prononcée ce jour-là:

spip.php?article230

Veuillez dérouler la page, jusqu’à arriver à l’homélie du père qui dure plus de 14 minutes.

J’espère y être arrivé, car je suis un piètre informaticien ?

Identité nationale (suite)

Le blog ami de la "Charte de Fontevrault", continue sa contribution au débat sur l’identité nationale, biaisé dès le départ par le ministre en charge de ce ministère, en livrant à ses lecteurs, un texte, que tout un chacun ici (enfin, je crois), pourrait faire sien:

La République n’est pas la France. Pierre Causse. Association Père Salem-Carrière.

En ces temps où le Pouvoir en place se demande ce qu’est l’identité française, je crois bon d’affirmer que je suis Français et que je sais pourquoi.

Mais tout d’abord, je liens à préciser que mon pays, c’est la France et non la République Française.

La République n’est pas un pays, cest un type de gouvernement, et pas spécifiquement français. Ce n’est pas, non plus un territoire limité par des frontières. On n’a jamais dit que la monarchie était un pays ; c’est aussi un régime ; on le dit bien ancien, et il faudrait l’opposer à nouveau. Le ridicule ne tue pas, mais je refuse d’y participer…

La suite, se trouve sur le blog de notre amie "la Charte de Fontevrault".

Tous frères ?

(image détournée, puisque parue sur un blog d’extrême-gauche, mais que tout royaliste, peut s’approprier)

Sur tous les frontons de nos mairies et monuments officiels, on peut lire la fameuse devise républicaine : "Liberté, égalité, fraternité".
Je ne m’arrêterai pas aux deux premiers termes, mais à celui de fraternité.
Je me suis toujours interrogé sur cette notion, chère à nos républicains.

Pour être frères, il nous faut un père et une mère. Comment en république, pouvons-nous être frères ?

Nous sommes les enfants, nés de père inconnu et notre mère est une entité éctoplasmique, nommé "république" .

Comme nous sommes des êtres incarnés, nous ne pouvions pas nous contenter d’idées, de concepts, c’est pourquoi, très tôt, les républicains, ont eu besoin  de personnifier le régime, par le fameux buste de "Marianne".

La fratrie est charnelle et non conceptuelle. La fraternité républicaine, est donc une chimère, d’autant qu’aujourd’hui nous ne sommes plus mues par un destin commun: la nation, la religion…, mais par des considérations personnelles et communautaires, souvent antagonistes entre-elles: blacks, beurs, gays, juifs, etc…

Non seulement la fraternité républicaine est chimérique, mais elle oppose les français, les uns contre les autres: patrons contre salariés, les salariés du privé contre ceux du public, etc …

Le modèle qui a prévalu pendant près de deux siècle, celui de l’assimilation, est en panne et celui qu’on nomme anglo-saxon ou communautaire est de plus en plus encouragé par nos politiques.

Dans un régime monarchique, les hommes peuvent se sentir frères, puisqu’ils ont le roi, pour père. La famille, cellule de base de la société, est représentée par la famille royale, dont tout un chacun, se sent proches, en vivant les heurs et malheurs d’icelle.

Les français sont orphelins depuis que la royauté n’existe plus.

Loin de monter les français les uns contre les autres, la royauté, tout en respectant les différences légitimes, les transcende.

Bref, la fraternité républicaine est un leurre, elle n’a jamais existé que dans l’imaginaire des idéologues du régime. Le roi, seul, peut instaurer une véritable fraternité, basée sur un projet commun.

De la démocratie européenne…

Nous savions déjà, que l’Union Européenne, n’était pas portée sur le sacro-saint principe de démocratie et de souveraineté populaire (cf. Le traité de Lisbonne, adopté au mépris du droit des peuples) et la notre confrère Marianne, nous indique une note émanant du "machin", passée inaperçue jusqu’à aujourd’hui.
De quoi s’agit-il ?
La Banque Centrale Européenne ou BCE, évoque pour la première fois, la possibilité pour un état- membre, de quitter la zone euro." Les évènements  récents ont peut-être accru le risque de sécession et l’urgence de le considérer comme un scénario possible…" dit-elle dans cette fameuse note.

Plusieurs pays pourraient être concernés, comme la Grèce, le Portugal, l‘Espagne et même l’Italie qui atteignent des déficits records ( 12% du PIB pour la Grèce).

Notre confrère Marianne, fait remarquer que non seulement la zone euro, ne nous a pas protégé de la crise, mais qu’elle l’a aggravée. Nous sommes entrés les premiers en récession et le taux de chômage, explose.

Dans cette note, on y apprend aussi, que la BCE, n’entendrait pas d’une bonne oreille, le départ de certains pays. Elle joue même de la menace. Si d’aventure, ceux-ci étaient tentés de quitter le navire, la BCE, les menace d’une exclusion totale de l’Union Européenne.

Dans sa note elle affirme: " Que 50 ans de construction européenne ont crée un nouvel espace juridique qui transcende le concept largement obsolète de souveraineté et imposent une limitation  permanente du droit des Etats."

Oui, vous avez bien lu ! Pour ceux qui croyaient que l’UE, allait favoriser la croissance et la démocratie, ils doivent se sentir floués.

Son but, depuis le début est de  détruire tout ce qui fait l’histoire et la particularité des nations, qui la composent. C’est pour cela, qu’elle favorise, l’indépendance de toutes petites régions, afin de détruire le concept et la réalité de nation, qui pourraient la gêner dans sa volonté d’hégémonie.

Comme le fait remarquer si justement Marianne, cela démontre deux choses, d’une part que l’euro est menacé et d’autre part, le vrai visage de l’Europe; celui d’une dictature qui ne dit pas son nom, mais qui rogne de plus en plus, les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Malgré tout, comme je veux demeurer optimiste, je me dis, que tous les empires (parce que trop grands, donc obligés de limiter les libertés pour survivre), se sont effondrés: l’empire romain, celui de Charlemagne, de Napoléon, l’empire nazie et le dernier, soviétique .

Les "Blancs" ont leur "pages jaunes"

Eh oui, depuis hier 21 janvier, jour où l’on commémorait l’assassinat du roi Louis XVI, les "blancs" ou "roycos" ont désormais leur "pages jaunes".
En effet, le blog ami de "la Charte de Fontevrault", a décidé la création d’un annuaire, recensant les mouvements et groupes royalistes, selon leur affinités dynastiques ou pas d’ailleurs, puisque les "providentialistes" y sont représentés, ainsi qu’un groupe que je ne connaissais pas les "utilitaristes".

La "Charte de Fontevrault" est connue,  non seulement pour ses journées "fontevristes" à l’Abbaye Royale de Fontevrault, tous les 25 aout, mais aussi par le création de l’AROM (Annuaire Royaliste des Organisations et Mouvements).

Ces fameuses "pages jaunes", reprennent sous la forme d’un blog, le travail papier de l’AROM.

Je vous invite à y jeter un coup d’œil , par ici et lassez-vous guider.

Entre mémoire et espoir…

Il y a 217 ans, à 10h22, le roi Louis XVI était lâchement assassiné.
Avec lui, s’éteignit la monarchie très chrétienne…donc juste, pour faire place à la première dictature de l’humanité, mère de toutes celles qui suivront à l’avenir.

Tous les royalistes…et les français épris de leur histoire, ont à cœur de commémorer ce jour, pour funeste qu’il soit, peut et doit aussi devenir un jour d’espoir, car tant qu’il restera un royaliste en notre pays, rien ne sera perdu à jamais.

J’ose vous adresser cette prière, confiant que vous daignerez l’écouter et l’exaucer:

Puissiez-vous cher Bien-Aimé Louis XVI, du haut du ciel où vous méritez une couronne impérissable, regarder vers notre terre et particulièrement vers notre pays…votre pays, le royaume des lys, afin qu’il revienne de ses égarements et retrouve le chemin de la paix, du bonheur et de la prospérité.

Je vous laisse avec un sermon de monsieur l’abbé Michel, curé de Thiberville, dont j’ai parlé, dans un précédent billet:

Sermon de l’abbé Francis Michel, le 21 janvier 2001, à la chapelle expiatoire.
Mes frères,
Quelques jours après la mort de Louis XVI, le Pape de ce temps, Pie VI écrivait aux cardinaux :

" Le Roi très chrétien Louis XVI a été condamné au dernier des supplices par une conjuration impie et ce jugement a été exécuté à Paris le 21 du mois de janvier " et, après un long développement le Pape concluait en disant :

" C’est pourquoi nous vous invitons au service solennel que nous célébrerons avec vous pour le repos de l’âme de Louis XVI : quoique les prières puissent paraître superflues quand il s’agit d’un chrétien qu’on croit avoir mérité la palme du martyr, puisque Saint Augustin dit que l’Eglise ne prie pas pour les martyrs mais qu’elle se recommande plutôt à leurs prières. "
Voilà donc mes frères la raison fondamentale de notre rassemblement :

Nous souvenir que Louis XVI est mort avant toute chose parce qu’il était un Roi chrétien.
C’est encore le même Pie VI qui le dit très clairement :

" Et qui pourra jamais douter que ce monarque n’ait été principalement immolé en haine de la Foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques. "
Je crois mes frères qu’il convient aussi d’y associer tous les béatifiés, les canonisés mais aussi la foule des sans nom, sans-grade qui ont été fusillés, guillotinés, massacrés, brûlés, noyés pour la Foi catholique.
Alors mes frères souvenons nous que si la France catholique et royale est née dans l’eau sainte du baptême à Reims, la France républicaine et laïque est née dans un bain de sang impur, dans la haine et la terreur de la révolution.
Il est aujourd’hui de bon ton de parler du " devoir de mémoire ", de " repentance ", et  de rappeler images à l’appui grâce à la télévision, les rafles, les camps, les exterminations…
Ah ! mes frères ! comme je regrette que la télévision n’ait été inventée dès 1789 pour que nous puissions voir aujourd’hui tous ces martyrs de Compiègne, de Valenciennes, d’Arras, d’Orange, d’Angers, d’Avrillé, de Vannes, de Laval, des Petits et Grands Ducs, de Paris, toute cette cohorte d’évêques, de prêtres, de religieuses, d’hommes et de femmes et même d’enfants massacrés pour la Foi…

Cet immense cortège de manants en sabots, cet immense cortège de " Manants du Roi " pour parler comme La Varende.
Comme je regrette que nous puissions ni voir ni entendre notre Roi aimé Louis XVI montant à l’échafaud  s’avancer vers la foule et s’écrier :

" Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. "
Ne croirait-on pas entendre Notre Seigneur lui-même dire à son Père :

" Père, pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu’ils font... "
Oh ! mes frères, devant les sublimes paroles de Louis XVI face à la mort comment ne pas crier de bouche et de coeur : " Vive le Roi ! "
Hélas les bourreaux ont fait leur besogne… la tête de Louis XVI est tombée, le sang dit-on a giclé très loin et, depuis, c’est toute l’histoire de la France qui en est marquée.
Oh, comme elles s’avèrent justes ces paroles du Maréchal LIAUTEY :

" Ce pays a commencé à se suicider en 1789 et il s’est donné le coup fatal le 21 Janvier 1793 et il en meurt et ce n’est que justice. "
" Il en meurt "
En effet que reste-il de notre France aujourd’hui ?
Que reste-t-il de l’ Eglise en France aujourd’hui ?
Nous assistons d’année en année à une décadence, une décomposition toujours grandissante.

Tout récemment encore, à la demande expresse du 1er  Ministre Lionel Jospin a été éliminée toute référence au Christianisme dans la charte européenne.
Notre Pape Jean-Paul II l’a regretté dit-on amèrement mais que voulez-vous, il y a longtemps que le processus est enclenché. Tout d’abord on ne veut plus de Roi…On abat le rempart, ensuite on ne veut plus de la Foi.
Comme le déclarait récemment le Cardinal Ratzinger: " Nous assistons aujourd’hui à une sécularisation, à une laïcisation du monde qui mène à l’athéisme. " et Jean-Paul II quant à lui, déclarait : " Une culture qui refuse de se référer à Dieu perd son âme en même temps que son orientation et devient une culture de mort. "
Nous y sommes mes frères : Avortement, euthanasie, manipulations génétiques, eugénisme, union contre nature, sans parler de la délinquance, des agressions de toutes sortes, des divorces, des suicides, de la drogue, bref une France devenue folle, sans foi ni loi, sans idéal, sans âme.
C’est pourquoi, de tout notre coeur, nous appelons le retour du Roi, "  le Roi très chrétien ! "
Car, avec un Roi catholique recevant l’Onction à Reims, promettant de défendre l’Eglise, il serait impossible que des lois impies puissent être promulguées, il serait impossible que notre société s’organise sans Dieu.
En disant cela certains penseront peut-être: Il rêve, voire il délire !
En effet, comme l’a écrit Jean Raspail dans son livre Le Roi au-delà de la mer :

" Imaginez Monseigneur que vous ayez des partisans, que cela forme un mouvement… je vous prédis Monseigneur la condamnation immédiate de la Conférence épiscopale…

L’Eglise Catholique qui est en France s’accommode admirablement de la République.

L’Eglise a pris acte que la France n’est plus chrétienne et que la Fille aînée de l’ Eglise a coiffé le bonnet phrygien.


Désormais le sentiment religieux éloigne la France de l’idée royale.

Et même, si contre toute attente, elle redevenait chrétienne dans son ensemble, ce christianisme là, celui du XXIème siècle, loin de vous accueillir, se dresserait pour vous barrer le chemin.

Nul ne chantera plus je le crains le DOMINE SALVUM FAC REGEM.

Les ponts sont coupés Monseigneur, la route du sacré est minée. "
Cela est vrai en grande partie.

Oui, si le Roi revenait quel évêque trouverait-on pour le sacrer?
Quand on pense que pour le Bicentenaire de la mort du Roi eu 1993 quatre évêques seulement acceptèrent de célébrer en personne dans leur cathédrale une messe solennelle à la mémoire de Louis XVI et qu’ils y eut un refus clair et précis de l’archevêque de Paris.
Alors, mes frères, sommes-nous condamnés à rêver ?
Serons-nous maintenant le club des nostalgiques d’un temps à jamais révolu ?
Serons-nous les gardiens d’un musée que plus personne n’a envie de visiter ?
Non, car rien n’est impossible à Dieu !

Nous sommes les veilleurs qui entretiennent la flamme.

Certes, nous sommes une minorité mais l’histoire ne manque pas d’exemples où une minorité renverse le cours des choses.
Nous catholiques, nous sommes bien placés pour le savoir. Qu’étaient-ce que douze apôtres, pas très brillants, pour évangéliser le monde ?

Qu’était-ce qu’une Jeanne d’Arc pour faire sacrer Charles VIl et bouter l’anglais hors de France ? Qu’était-ce qu’une Bernadette pour faire accourir les foules à Lourdes ?

Qu’étaient-ce un curé d’Ars, une Thérèse de l’Enfant Jésus ?

Qu’étaient-ce que quelques enfants de l’île Bouchard en 1947 pour empêcher la France de basculer dans le communisme ?
Rien n’est impossible à Dieu !
Alors, prions avec confiance le Christ Roi qui est Roi de France pour que, bientôt, se lève son lieutenant le roi très chrétien.
" O Christ, Roi des rois et Chef des Nations, souvenez-Vous de Votre peuple de prédilection. Souvenez-Vous de la Mission que Vous lui avez confiée dans le monde. Souvenez-Vous de l’Alliance que Vous avez scellée avec Clovis au Baptistère de Reims et confirmée miraculeusement par Jeanne d’Arc, la Pucelle, et renouvelée à chacun des Sacres de ses Rois Très Chrétiens, Vos Fils Aînés. "
" La France officielle a renié ses engagements envers Vous depuis qu’elle a assassiné son Roi. Faites-lui la grâce, Seigneur Jésus, de réparer ses erreurs et ses fautes afin qu’elle revienne au plus tôt à sa Vocation première de soldat de Dieu et de Fille Aînée de l’ Eglise ! "
" Vos desseins sont impénétrables, mais nous croyons que la prière des hommes est puissante sur Votre Coeur. Soumis à Votre Sagesse et confiant dans Votre bonté, nous osons Vous supplier que la France revienne à ses origines par le rétablissement de l’Alliance de l’Autel et du trône restauré. "
" Seigneur, comme  au temps de Jeanne d’Arc, rendez à la France son Roi Très Chrétien afin que recevant à Reims son " digne Sacre " il soit en toute vérité Votre Lieutenant temporel, le ministre de Vos Saintes Volontés pour le plus grand bien de l’Eglise, de la Patrie et de l’humanité. "
" Nous Vous demandons cette grâce au nom de Votre Sacré Coeur qui aime toujours les Francs au nom de Votre Très Sainte Mère, notre Reine bien aimée, au nom de Saint Michel, l’Ange Gardien de la France, de Sainte Jeanne d’Arc, la grande Martyre de Votre Royauté Universelle, au nom de tous nos Saints protecteurs et de tous les saints de France.
DOMINE SALVUM FAC REGEM
"  Seigneur, sauvez le Roi et exaucez notre suppliante prière. "
Amen

Abbé Francis MICHEL, Curé de Thiberville

Certains peuvent être mal-à-l’aise avec le style de l’abbé (je pense à certains amis royalistes ou sympathisants, mais peu religieux ou agnostiques, adeptes du "politique d’abord", protestants ou membres d’autres religions), mais il n’en reste pas moins vrai, que son analyse est par certains côtés, criante de vérité.

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